SYNDICAT D’AVANT-GARDE




Dirigeant Syndical

Après le passage par le milieu universitaire et l'administration publique, Napoléon commençait à découvrir son vrai métier. Pendant des années, il avait aidé son père chaque fois que ceci était possible. Gómez Sada était devenu un personnage public largement admiré par les mouvements ouvriers au Mexique et avait été élu deux fois sénateur et une fois en tant que député fédéral. Son père avait réussi à faire tout cela tout en conservant son poste de secrétaire général au syndicat mexicain des miniers. Napoléon Gómez Urrutia aidait son père d’une façon bénévole. Il a essentiellement assuré la traduction des articles offrant des statistiques sur les marchés et les tendances des prix des métaux, les projections inflationnistes et les changements dans les politiques fiscales. Toutes ces informations ont été d'une grande aide pour les négociations salariales et les révisions des conventions collectives.

Il a continué à aider son père de façon non officielle en tant que consultant syndical. En 1995, il est devenu membre officiel du syndicat lorsque le groupe Peñoles, deuxième plus grande société minière au Mexique, lui a offert un poste lié à l'administration, la comptabilité et l'exploitation d'un projet dans la nouvelle mine Ciénega, ouverte à Santiago Papasquiaro, dans l'État de Durango. Quelques mois plus tard, le syndicat le nomma délégué spécial du Comité exécutif national à la section 120 de La Ciénega Nuestra Señora.

En 2000, l’état de santé de Napoléon Gomez Sada s’est dégradé. Ceci a poussé le syndicat à chercher un successeur au poste de secrétaire général. Vers le début de Mars 2000, le Comité exécutif national du syndicat a convoqué une assemblée générale extraordinaire au siège du syndicat des mineurs à Mexico. Au cours de cette assemblée générale, le nom de Napoleón Gómez Urrutia a été proposé en tant que candidat au poste de secrétaire général adjoint.

Après la mort de Napoléon Gomez Sada en Octobre 2001, le Syndicat national des mineurs a convoqué une assemblée générale nationale extraordinaire pour élire un successeur comme secrétaire général. Les délégués ont décidé à l’unanimité que Gomez Urrutia occupe la fonction de secrétaire général par intérim jusqu'à la convocation de l’assemblée générale extraordinaire suivante qui se tiendra en mai 2002. Après un vote à l'unanimité, il a été élu secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des mines, de la métallurgie et des branches connexes de la République du Mexique.

Un plan a été immédiatement élaboré pour comprendre les besoins et les problèmes des travailleurs. Il s’agit de faire une tournée pour rencontrer les travailleurs dans toutes les mines et les usines métallurgiques et sidérurgiques du pays afin de les écouter sur le champ. C'est ainsi qu'un nouveau leader est né.





Syndicalisme d'avant-garde

Dès ses premiers jours au nouveau poste, Napoléon Gómez Urrutia s’est préparé à appliquer l'un des nombreux conseils que son père lui avait donnés : la meilleure façon de comprendre les besoins et les problèmes des travailleurs est de leur parler personnellement et directement. Il a fait une tournée de travail dans toutes les mines pour écouter les problèmes et trouver des solutions, poursuivant ainsi sa lutte syndicale en faveur des mineurs. L’engagement de Napoléon Gómez Urrutia pour la démocratie syndicale et pour le respect et la dignité des travailleurs est connue dans le monde entier. Napoleón Gómez Urrutia a occupé le poste de secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des mines, de la métallurgie et des branches connexes de la République du Mexique depuis son élection à l'unanimité en 2002. Il a été réélu pour un nouveau mandat en 2008 et nommé président en 2012.

Napoléon Gómez Urrutia a réalisé avec les mineurs ce qu'aucun autre syndicat n'a fait en luttant pour les droits du travail des mineurs. C'est le syndicat ayant obtenu la plus forte augmentation des salaires dans toute la République mexicaine au cours de la dernière décennie, en maintenant, année après année, une augmentation annuelle de plus de 11,5% au cours de chacune des dix dernières années.









C’est quelque chose de totalement sans précédent dans la sphère syndicale et bien au-delà de ce que les différents syndicats ont réalisé dans toute la République mexicaine

Malgré la façon dont de nombreux entrepreneurs les décrivent, les syndicats ne sont pas destinés à ruiner les entreprises. Le syndicalisme n'est pas l'adversaire des entreprises. Lorsqu'un travailleur est traité avec respect et dignité, les deux parties, les travailleurs et l'entreprise, en tirent énormément profit. C'est pour cette raison que nous constatons que le syndicat cherche constamment à mettre en œuvre des programmes sociaux mondiaux incluant l'accès au logement, à l'éducation, à la santé et à l'assurance-vie..

Notre objectif n'est pas de dévaliser les coffres des cadres, mais de garantir les droits fondamentaux des travailleurs avec lesquels les entreprises reçoivent souvent un avantage supérieur à celui qu'elles obtiennent lorsqu'elles profitent et exploitent leurs employés et sous-traitants.

Nous sommes convaincus que l'augmentation des salaires et des avantages pour les travailleurs est synonyme d'une augmentation de la productivité du travail. Cette affirmation est corroborée par les performances affichées par les entreprises opérant dans le secteur minier. C'est d’autant plus vrai que nous avons obtenu une augmentation de 300% supérieure aux augmentations obtenues par le Ministère du travail en collaboration avec les autres syndicats.



Partenariats internationaux
Vers le début de 2005, Napoléon a assisté à une réunion à Phoenix, en Arizona, avec Leo W. Gerard, président international des Métallurgistes unis, et certains de ses collègues. Ils ont conclu que s'ils ne collaboraient pas à la formation d'une alliance stratégique internationale, l'immense pression exercée par les entreprises multinationales et les gouvernements conservateurs à travers le monde finirait par éliminer les syndicats dans un délai maximum de dix ans.

Après que le syndicat minier ait manifesté sa solidarité avec les USW lors d'une grève des travailleurs dans le secteur de la métallurgie contre l'ASARCO (American Smelting and Refining Company), ils ont signé un accord pour former l'Alliance de solidarité stratégique entre les métallurgistes unis et les syndicats en mai 2005, dans le cadre de l’assemblé générale des métallurgistes unis (USW) à Las Vegas, pour faire face aux défis de la mondialisation et aux politiques des sociétés transnationales.


Au cours des années suivantes, des alliances internationales ont été nouées avec d'autres syndicats, ce qui a permis de mieux faire entendre la voix des travailleurs mexicains et de mieux défendre la nécessité d’un changement. Parmi les syndicats impliqués dans ces alliances internationales on peut citer : Métallurgistes Unis d’Amérique (E.U.A. et Canada), le Syndicat national des mineurs et des métallurgistes de l’Afrique du Sud, le Syndicat national des mineurs et des métallurgistes d’Australie, IndustriALL Global Union et Unite the Union du Royaume Uni.


(De gauche à droite) Steve Hunt, directeur du district 3, Ken Neumann, directeur national du Canada, et Leo Gerard, président international de l’USW. Napoleón Gómez Urrutia. Jyrki Raina Secrétaire général de IndustriALL Global Union. Senzeni Zokwana, Président du Syndicat national des mineurs de l'Afrique du Sud. Andrew Vickers Président du Syndicat des industries de la construction, de la foresterie, des mines et de l'énergie en Australie et en Nouvelle-Zélande.